Publié le 15.01.2023 | Rédigé par Cécile Caitucoli | 4 minutes de lecture
Pour apprendre les maths facilement, il faut comprendre les cours et faire des exercices. L’apprentissage par le jeu s’avère souvent efficace. Une aide extérieure, en faisant appel à un professeur particulier par exemple, peut aussi être envisagée. Découvrez nos conseils pour devenir bon en maths, de l’école élémentaire à la terminale, et même à tout âge.
![]()
De nombreux élèves ont un niveau assez faible en mathématiques. Ces difficultés s’expliquent de différentes manières. Pour certains, les notions mathématiques paraissent trop abstraites et, finalement, incompréhensibles. Il leur est donc difficile d’apprendre les cours de maths et de réussir leurs exercices. Ils en viennent à détester cette matière pourtant passionnante.
D’autres font essentiellement des erreurs d’inattention, parfois en raison de troubles des activités numériques (dyscalculie). Il convient d’être vigilant pour pouvoir proposer, le cas échéant, des modalités spécifiques d’apprentissage des mathématiques. Quand la prise en charge est trop tardive, les résultats scolaires et l’avenir professionnel s’en ressentent.
Enfin, il y a ceux qui, en raison d’une absence ou de problèmes personnels, ont décroché des cours de mathématiques. Les lacunes augmentent et il devient alors de plus en plus difficile d’assimiler le programme de maths. L’anxiété grandit, la moyenne baisse et la confiance en soi diminue.
Heureusement, aucune de ces situations n’est insurmontable. Il est toujours possible, à tout âge, d’apprendre facilement les mathématiques. Les enfants, les adolescents et les adultes disposent d’un éventail de solutions pédagogiques.
Les plus jeunes s’initient aux bases mathématiques dans des ateliers ludiques. Ensuite, le programme officiel est détaillé sur le site du ministère de l’Éducation nationale. Au cycle 2 (CP, CE1, CE2), les enfants apprennent les langages scientifiques et débutent la résolution de problèmes. Le cycle 3 (CM1, CM2, 6e), développe 6 compétences :
Le cycle 4 (5e, 4e, 3e) est axé sur le raisonnement et la démonstration. Enfin, les lycéens étudient les calculs, la géométrie, les fonctions, les statistiques et probabilités, l’algorithmique et la programmation. Le BO (Bulletin Officiel) définit le socle commun de connaissances de compétences et de culture à acquérir. À la fin de sa scolarité obligatoire, chaque élève devra « comprendre, s’exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et informatiques ».
L’important, c’est de comprendre les maths. Cette étape permettra de les apprendre, de les retenir, de faire des mathématiques avec plaisir. Il existe plusieurs outils pour faciliter la compréhension des mathématiques :
Rien n’empêche de cumuler, par exemple, les jeux mathématiques, les cours de soutien scolaire et les exercices interactifs. En fait, une erreur fréquente consiste à apprendre par cœur ses tables de multiplication, ses théorèmes, etc. sans les comprendre. À l’inverse, visualiser, manipuler, jouer, aide à mémoriser. C’est aussi un excellent moyen de faire aimer les maths puisque l’élève s’amuse.
Au quotidien, de nombreux contextes sont prétexte à faire des maths et, de manière générale, des sciences. Peser les ingrédients d’un gâteau, observer la transformation de la pâte, couper une pomme en morceaux, faire des courses en respectant un budget, compter les marches des escaliers, etc. Entre autres exercices efficaces, il y a le jeu des petits tas. On met des tas de légumes, pièces, pierres ou autres objets. Il faut deviner la quantité d’éléments. Celui qui se rapproche le plus du résultat a gagné.
Certains jeux éducatifs sont aussi très mathématiques. Citons par exemple les puzzles, les jeux de cartes, les jeux de société classiques comme le Monopoly, les échecs... À chaque âge correspond une activité ludique adaptée. Dès 6 ans, il est aussi possible d’utiliser du matériel Montessori. Avec des perles, un boulier et des bâtons, on explique les principes mathématiques. Il existe également des jeux numériques et des applications conçus pour apprendre la numération aux enfants atteints de troubles dyscalculiques. Parmi les plus connus, citons La Course aux nombres et L’Attrape-Nombres.
Pour les collégiens et les lycéens, Diophante est une référence. Ce site, qui porte le nom d’un mathématicien grec, permet de s’entraîner à résoudre des problèmes mathématiques. Solumaths propose aussi une multitude de petits jeux pour comprendre, entre autres, les techniques de calcul sur racines carrées, la conversion de mesures, les périmètres et les aires, les fractions, le théorème de Pythagore… Avec Calculis, chacun peut utiliser le théorème de Thalès en ligne. Etc.
La méthode de Singapour, pratiquée par de nombreux profs de maths, intègre également les jeux. L’enseignement des mathématiques repose sur une démarche précise en six étapes :
Le principe est donc de passer progressivement du concret à l’abstrait. L’apprenant est actif et invité à communiquer. Pourquoi ? Comment ? Il met des mots sur sa démarche. La méthode de Singapour peut s’utiliser du CP à la 6e. Plusieurs classes d’écoles primaires l’appliquent, depuis le rapport remis par le député et mathématicien Cédric Villani en 2007. Les parents qui le souhaitent peuvent aussi se procurer un guide pour l’utiliser avec leurs enfants.
Les outils énumérés ci-dessus comportent toutefois des limites. D’abord, il faut souvent du matériel, du temps à consacrer aux apprenants, et de la patience. Ensuite, la pédagogie joue un rôle fondamental dans l’apprentissage. Par conséquent, le recours à un professeur de maths est généralement recommandé.
Le prof de maths saura s’appuyer sur la méthode la plus adaptée, proposer des cours et exercices corrigés ciblés sur les besoins réels, et motiver son élève. Plusieurs options sont envisageables. D’ailleurs, cette flexibilité constitue aussi un atout :
Des séances d’approfondissement sont aussi dispensées. Ces révisions aident à se préparer aux classes préparatoires ou aux grandes écoles. Il faut en effet réussir en maths pour pouvoir envisager certaines études scientifiques et des professions qui, sinon, restent inaccessibles. Vous connaissez désormais les principaux outils pour apprendre facilement les mathématiques.
Envie de promouvoir votre activité et obtenir de nouveaux élèves?